La vie rêvée d'une petite grenouille

Mon avis sur tout !

18 novembre 2008

Les comédiennes de Monsieur Racine

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   C'est très rafraîchissant même si je trouve le style et le récit moins palpitant que chez Annie Jay. Le lecteur est invité à découvrir l'univers de quatre jeunes filles pauvres mais appartenant à la noblesse de France, sous le règne de Louis XIV, et dont l'éducation a été prise en charge par la Maison Royale de Saint-Cyr, fondée par Madame de Maintenon, seconde épouse du monarque. Charlotte au caractère frondeur, Louise la secrète, Hortense la sage et Isabeau la curieuse sont sollicitées au même titre que les autres pensionnaires de la sainte institution pour jouer Esther, écrit tout spécialement par Racine pour elles. Dans le trouble d'une adolescence exacerbée par la vie retirée et cloîtrée qu'elles mènent, les quatre jeunes filles vont vivre des aventures qui leur en apprendront beaucoup sur leurs émotions et leurs petites personnes bien jolies.

   Se lit en une soirée, bien installé au chaud dans son lit.  ;-)



27 octobre 2008

Les Grandes Espérances - Charles Dickens

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   à lire

   ça tombe très bien que Lilly le conseille car je viens d'achever l'excellent Quinconce de Charles Palliser et franchement, son admiration pour Dickens me donne très envie de m'y plonger à mon tour.

   Jusqu'alors, je ne connais du grand auteur anglais que peu de choses, ne serait-ce Oliver Twist que j'ai très envie de lire aussi. Donc, dès que j'en ai l'occasion... je m'y mets !

30 septembre 2008

Floris - Jacqueline Monsigny

FlorisFloris2                               Suivent la Belle de la Louisiane et Les Amants du Mississipi. (Dès que j'aurai trouvé des photos des deux autres tomes, je les mettrai).

     ça fait déjà un bout de temps que j'ai lu les aventures de Floris, j'étais plus jeune mais tout aussi romanesque, je l'assume parfaitement. Même Benzoni ne m'avait jamais fait cet effet-là ! Je n'en ai pas dormi, je me rappelle même avoir prétexté un malaise au boulot pour finir plus tôt et rentrer bouquiner chez moi !

    Les couvertures peuvent paraître anciennes, elles le sont. Il y a eu beaucoup de ré-éditions mais ils ne se trouvent d'ordinaire que sur les sites marchands de livres d'occasion ou chez les bouquinistes.

    Floris, c'est d'abord l'histoire de deux frères inséparables. Ajouter à cela de multiples aventures, un secret entourant opaquement la naissance du héros qui ne serait pas moins qu'un bâtard du tsar Pierre le Grand !, des chevauchées, des passions, des intrigues, des espions et vous obtenez un cocktail détonnant d'où naîtra des amours contrariées et bouleversantes !

    De quoi mettre en appétit, non ? Moi, j'ai succombé à plusieurs reprises puisque je me suis fait le plaisir de les relire à l'âge adulte. A ma grande satisfaction, les pages n'avaient pas pris une ride !

Harry Potter - J. K. Rowling

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    Je n'ai pas été transfigurée par Harry Potter, pourtant un personnage qui compte et qui comptera encore longtemps dans l'univers littéraire des petits et des grands. J'ai lu les 5 premiers opus et pour ainsi dire, je ne me souviens pas des quatre premiers, sans doute parce que les ai lus après avoir vu les films contrairement à l'Ordre du Phénix. J'ai aimé l'atmosphère fantastique qui se dégage de l'oeuvre, j'ai aimé le style de l'auteur, que je trouve très accessible et en même temps soutenu. J'ai aimé le rythme des aventures des trois camarades mais je dois dire que la redondance des décors de tome en tome me fait comme l'effet des films : un petit goût de déjà vu.

     Je pense que mon préféré a été le 4ème avec cet esprit de compétition qui est la trame de l'oeuvre. Et puis, je dois aussi admettre que le fait que les héros soient plus âgés, adolescents et non plus enfants m'a davantage séduite. Ils commencent à exprimer leurs émotions. Leurs sentiments d'amitié et d'affection se font de plus en plus forts et intenses.

    Je trouve les films très bien réalisés mais un peu trop longs et très noirs. Dans les salles obscures, j'ai été surprise (dans le mauvais sens du terme) en voyant des parents emmener des petiots de trois ou cinq ans. Je trouve que les mises en scène spectaculaires sont de nature à effrayer plus qu'à fasciner et moi, en tant qu'adulte, j'étais déjà une bonne partie du temps à mon cacher le visage contre l'épaule de mon mari, bien que je ne sois pas particulièrement peureuse alors, me disais-je, que doivent penser les plus petits ? J'ai arrêté ma lecture parce que je refusais de réserver un livre à la bibliothèque deux mois avant de pouvoir le lire et aussi parce qu'il m'apparaissait qu'étant donnée la tournure de l'histoire d'Harry Potter, l'auteur nous entraînerait sur une pente de plus en plus noire et violente, voire glauque. Mais bon, peut-être (sans doute) y reviendrais-je un jour.

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26 septembre 2008

Le réseau Corneille - Ken Follett

51GW3VGXRFL__SL500_SS100_    L'histoire dure de ces "femmes et hommes de l'ombre", de ces résistants qui, au péril de leur vie, ont décidé de dire NON ! à l'envahisseur allemand. Annihilant leur existence, surmontant leurs peurs, leurs doutes et renonçant à leurs sentiments, ils conservent au coeur l'essentiel : le courage et l'espoir. Du patriotisme ? oui, c'est l'essence même de cette oeuvre. Aux côtés des personnages, téméraires ou lâches, on tremble, on frémit, on pleure presque sur leurs destinées tant la période nous paraît encore proche. Tellement incroyable cette réalité si éloignée de nos préoccupations quotidiennes, déjà relayée loin au fond de nos mémoires et pourtant encore si vives chez nos grands-parents. Le courage que déploient les héros de ce roman dont toute l'action se déroule en France, du parachutage à la torture, coule-t-il dans nos veines à nous aussi ? Si, par malheur, demain, notre pays connaît la guerre avec son cortège de méfiances et de douleurs, saurons-nous être réactifs(ves) et nous lancer avec autant d'abnégation dans une résistance acharnée ?

    Toutes ces questions, je me les suis posées à moi-même au fil de ma lecture. J'ai dévoré le Réseau Corneille, fascinée par l'intrigue et par les soubresauts de l'action mais troublée au fond de moi de sentir que l'audace des personnages était loin d'être fictive. Je me suis souvenu des récits de ma grand-mère, de celui, tout particulièrement, qui retraçait pour moi les risques qu'elle avait encourus lorsqu'à seize ans, sous l'Occupation, alors qu'elle était alitée une jambe dans le plâtre sur son lit, les Allemands avaient fait irruption dans la maison de ses parents (mes arrière-grands-parents) pour l'inspecter et vérifier qu'il ne s'y cachait aucun juif. "Ils ont tout fouillé" me raconta Mamie "et lorsqu'ils m'ont vue allongée, ils ne m'ont pas dérangée mais ont soulevé tous les meubles, excepté le lit sur lequel j'étais. Ils sont partis après avoir mis la maison à l'envers. J'étais terrorisée : derrière mon lit s'ouvrait la trappe par laquelle on accédait à une cache dans laquelle ma mère avait effectivement logé une famille juive. A cet instant, si les Allemands m'avaient forcée à me lever et avaient bousculé ma couche, moi et ma famille aurions sans aucun doute été déportés et tu ne serais alors pas là à m'écouter", ça fait froid dans le dos, non ?

Fortune de France - Robert Merle

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     Oui, j'ai beaucoup aimé ; non, je n'ai pas lu toute la série. Les trois premiers tomes pour l'instant, et il y a déjà quelques années. Je m'en étais arrêtée aux premiers chapitres du 4ème volume, Le Prince que voilà, et si j'ai abondonné provisoirement, c'est parce que mon frère aîné m'avait alors chippé le bouquin ! Mais je me promets bien de tout relire un jour, ne serait-ce qu'en hommage à ce défunt auteur dont j'adore l'écriture.

    Personnellement, je trouve que Robert Merle se lit vite, la narration est limpide. L'un des charmes tout-puissant de la série Fortune de France est le langage reconstitué de la Renaissance française avec une poésie dans le verbe, une musicalité qui enchante littéralement le lecteur. Et puis, lorsqu'on est une jeune femme sensible comme je le suis, comment ne pas succomber dès les premières aventures et tribulations au charme du jeune et beau Pierre de Siorac ? Comment ne pas avoir envie de connaître toute sa vie et celle de ses descendants ? Mon frère aîné, j'y reviens, dont c'est l'oeuvre phare, a tout dévoré à tel point qu'il utilise dans la vie de tous les jours des mots et expressions empruntées aux romans tels que "sotte caillotte" pour désigner une jouvencelle un peu étourdie. C'est charmant et désarmant, mystérieux et authentique, comme l'ouvre elle même !

Le Seigneur des Anneaux - J. R. R. Tolkien

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     Jusqu'au jour où j'ai ouvert le premier tome de cette série mondialement reconnue comme étant un des fondements essentiels de la littérature fantastique contemporaine, je pensais pouvoir me targuer de posséder un belle et grande imagination ! Mais, après avoir lu quelques chapitres, j'ai été rappelée à plus d'humilité...

    Assez peu familière du monde ardue de la science-fiction, j'avoue avoir eu beaucoup de mal dès le début avec le Seigneur des Anneaux et j'irai même jusqu'à avouer que sans les films, j'aurais été complètement "larguée". Néanmois, le récit fabuleux que Tolkien, maître en la matière, nous livre avec cette oeuvre est fascinant et m'a donné une impression de grand contentement. Au fil des pages et des tomes, je me suis attachée aux personnages, surtout à Aragorn, le roi déchu, et j'ai palpité comme les milliers de lecteurs qui avaient suivi les aventures de l'Anneau avant moi. Je n'ai sans doute pas vibré comme la plupart d'entre eux, en tout cas, pas au même diapason et je n'ai certainement pas perçu toutes les croustillantes particularités propres à chaque personnage mais j'ai quand même beaucoup aimé et beaucoup tremblé.

    Je dirais donc à ceux pour qui cette littérature est complètement étrangère et qui hésiteraient à se lancer dans l'aventure que ce roman grandiose vaut le détour, est gage d'un dépaysement total et qu'il convient de s'accrocher, à tous les sens du terme.

La nuit de tous les dangers - Ken Follett

41FSKW67BEL__SL500_SS100_     L'action a d'abord été lente à se mettre en place car le coeur du roman est un huis clos. Divers personnages, ayant tous une histoire "sur le feu" avec des situations bien différentes et souvent complexes, se retrouvent pris en otage dans un avion de luxe. Et le narrateur débute son oeuvre en décrivant leurs situations donc le lecteur se demande avec un peu d'anxiété quand va commencer l'aventure promise par la 4ème de couverture. Mais, comme je dis toujours : "on apprécie toujours plus ce qu'on désire longtemps" et je n'ai pas été déçue par la suite.

    Le roman se lit rapidement, il m'a laissée haletante, prise par le suspense et comme souvent avec Ken Follett, au fil de ma lecture, j'ai imaginé dans ma petite tête une adaptation cinématographique. Facile, avec des personnages ayant de forts caractères et des aptitudes physiques qu'on retrouve fréquemment dans les grosses productions américaines.

    Un très bon moment de loisir, de frisson et d'aventures. L'espace clos de l'avion rend l'atmosphère étouffante ; des liens qu'on ne devine pas tout de suite se tissent entre les personnages dans un ratio espace/temps très réduit. A lire.

25 septembre 2008

La Florentine - Juliette Benzoni

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    Sans aucun doute parce que l'écrivain sait si bien nous transporter à travers le temps et l'espace. Sans doute aussi parce que lorsque ces livres sont tombés entre mes mains, j'avais dix-sept ans et un regard assez peu critique sur la littérature. Là-dessus, ajoutez une furieuse envie de m'évader, de chevaucher aux côtés de princesses rebelles et de preux chevaliers...

    La fraîcheur et la précision qui caractérisent l'oeuvre de Juliette Benzoni et qui lui vaut d'être désignée comme l'homologue d'Alexandre Dumas sont les premiers et peut-être les seuls responsables du succès que ses livres ont remporté auprès de moi. De Juliette, j'ai presque tout lu et j'ai cherché dans les brocantes pendants des années les séries Marianne, Catherine, Gerfaut, etc. bien avant qu'ils ne soient tous réédités voici quelques années.

    Plus j'ai grandi et plus le côté "grand public" de ces romans m'est apparu criant et j'ai eu plus de réticences naturelles à les parcourir. Je n'y trouvais plus autant de plaisir, tout simplement. Cependant, cette série, la Florentine, qui met en scène le destin implacable de la jeune et belle Fiora reste parmi mes préférés. Deuxième oeuvre lue de l'auteur, elle fut et reste ma favorite car elle mêle dans le bon dosage (contrairement à Catherine, à mon avis) tous les ingrédients à succès de cette littérature : Histoire, amour, aventures, mystères, foi, héroïne troublante et romanesque.

Grand-Port / Cap Malheureux - Daniel Vaxelaire

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     Deux tomes d'aventures et de rebondissements concentrés. Du pur jus ! L'action se passe en Isle-de-France (actuelle île Maurice), à une époque où l'Empire français semble oublier sans trop de remords ses colons du bout du monde, assaillis par les forces de la Navy. Hervé, le jeune héros, pour le coup très loin d'être un anti-héros, est l'incarnation de la virilité associée à l'intelligence. En deux mots : un homme séduisant. Les trois filles de son voisin, riche planteur, ne s'y trompent d'ailleurs pas et c'est une autre forme de lutte qui s'engage, sur fond de lutte sociale entre Blancs et esclaves Noirs et de lutte politique et territoriale.

    L'auteur, qui connaît à la perfection cette partie du globe, avance en terrain connu avec énormément d'humour et une plume allègre qui enchante le lecteur. Ces deux romans s'apprécient d'autant plus qu'ils font partie de ces fameux "livres introuvables" qu'on doit dénicher et beaucoup désirer avant de pouvoir les savourer à toute vitesse, comme lorsqu'on boit un verre d'eau fraîche après une longue traversée du désert. Une oasis, donc, dans un décor planté d'arbres fascinants, regorgeant de pamplemousses et de fruits exotiques, dans une atmosphère qui fleure bon les mille et une épices de ces contrées lointaines et isolées, seules dans le vaste océan. A lire dès qu'ils vous tombent sous la main !

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