07 décembre 2008
Dirty Week-End - Helen Zahavi
Noir, cruel, fascinant, glauque et trop réaliste pour moi. Cependant, à noter un style très sûr de lui, très cru, très envoûtant qui ne déplaît pas sans plaîre tout à fait.
Roman court, ultra violent, indécent, dérangeant qui laisse une trace morbide dans l'esprit du lecteur lorsqu'il ferme le livre et se couche pour une nuit qui sera fatalement hantée par les visions odieuses que suggère la pauvre existence de Bella, l'héroïne de l'oeuvre.
Âmes sensibles s'abstenir !
La perle - John Steinbeck
Ce court récit est un conte social très noir, qui débute dans l'enchantement de la fraîcheur du premier homme et finit dans l'horreur et la corruption des derniers hommes, ceux qui gâtent tout, qui déchirent tout, qui font la loi, poussés par la cupidité à une inhumanité sanglante.
Bien sûr, rien à dire sur le style, ce récit se lit en une soirée et se révèle vite édifiant pour le lecteur même s'il ne le surprend pas par cette peinture noire et réaliste de la nature humaine confrontée à la cohabitation entre les êtres.
Un très bon moment de lecture mais triste et défaitiste. Je suis assez forte pour garder le moral donc ça va.
27 octobre 2008
Les Grandes Espérances - Charles Dickens
à lire
ça tombe très bien que Lilly le conseille car je viens d'achever l'excellent Quinconce de Charles Palliser et franchement, son admiration pour Dickens me donne très envie de m'y plonger à mon tour.
Jusqu'alors, je ne connais du grand auteur anglais que peu de choses, ne serait-ce Oliver Twist que j'ai très envie de lire aussi. Donc, dès que j'en ai l'occasion... je m'y mets !
18 septembre 2008
La marque de Windfield - Ken Follett
Noir, très noir et malsain mais tellement intriguant ! Du grand Ken Follett avec non plus de l'espionnage mais des moeurs. Angleterre, XIXème siècle, époque où les cloaques et les bordels côtoient les salons huppés des classes privilégiées aux dehors si puritains qu'ils dissimulent fatalement les frustrations et les vices qui en découlent naturellement. L'univers recréé donne le frisson et la duplicité de la plupart des personnages fait passer pour un peu moins misérable qu'elle n'est en réalité la vérité des personnages les moins pervertis du roman.
Comme souvent avec Ken Follett, on retrouve vite ses marques de fabrique : suspens lourd et dense, érotisme sauvage et capiteux, exacerbation des passions humaines, le tout lié par un style irréprochable. ça se lit vite et bien ; le lecteur est immédiatement harponné par l'action.
Dépaysement assuré même dans la furie d'un métro.



