La vie rêvée d'une petite grenouille

Mon avis sur tout !

17 septembre 2008

Au bonheur des Dames - Emile Zola

Au bonheur des dames Au bonheur de... moi !

Comment décrire les sentiments, les émotions et l'élan de vie qui m'ont envahie les 8 fois où j'ai dévoré ce chef-d'oeuvre d'Emile Zola ? Au bonheur des dames est plus qu'une peinture sociale dans l'univers naissant et rapace des grands magasins parisiens, au XIXème siècle, c'est tout simplement la condition humaine qui s'inscrit à travers les personnages de Denis et d'Octave, les deux amants dont la romance est l'épine dorsale de cette oeuvre et qui balaie en trop peu de pages tout l'éventail de l'amour, du frisson d'un premier regard à la sensualité de la première étreinte.

L'histoire : Denise, originaire du Cotentin, jeune demoiselle de magasin, rayon des confections, débarque un beau matin dans le Paris pressé et agité, inhumain de cette période d'effervescence qu'est le Second Empire. Ses deux frères à sa charge, elle est seule et pauvre et doit affronter son destin : vivre et faire vivre les siens. Que possède-t-elle ? Rien de matériel mais la grâce, la patience et la douceur irrationnelles d'un ange oublié sur Terre. Son caractère entier et simple se heurte à la méchanceté, à la médiocrité et à la bassesse de son entourage mais elle est résistante, quoique frêle, et surmontera toute les épreuves qui se trouveront sur sa route pour gagner le droit de rester digne et fidèle à ses principes vertueux. L'entreprenant et ambitieux Octave, patron d'une des enseignes montantes de ce secteur en pleine expansion qui dévore les petits commerçants, est dès l'abord déconcerté et vaincu par l'innocence de Denise, par sans manque de calcul et de discernement. Débute alors une quête, la quête éternelle de l'Homme, vers un amour que d'aucuns croieront impossible, à commencer par les deux principaux intéressés mais ils luttent contre une fatalité qui les rattrapera... peut-être ? A vous de lire et de le dire.



L'énigme des Blancs-Manteaux - J.-F. Parot

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Il était une fois un jeune lieutenant de police breton...    

Bon, bon, bon... Pendant toute la première partie de ma vie (à peu près jusqu'à ma majorité), j'ai cru que ne pas finir un livre était un sacrilège, un blasphème, une hérésie... Que sais-je encore ? Et puis, en grandissant, j'ai compris que, si un livre me déplaisait voire me donnait des boutons, je pouvais de moi-même décider de le fermer sans qu'aucun méchant monstre ne vienne me dévorer sur le champ ! Quelle découverte ! Ce droit inné nouvellement acquis, je m'empressai d'en user car il existe tant d'oeuvres écrites qu'il me semble inutile de perdre son temps en déplaisir. Nulle irrévérence dans cette manoeuvre, juste un peu de raison teintée d'espièglerie. Monsieur de Voltaire serait d'ailleurs fier de moi (peut-être), lui qui chercha toute son existence à gagner du temps sur sa longue vie pour toujours lire davantage et s'édifier.

      Bien, je débute donc ce blog avec un commentaire sur l'Enigme des Blancs-Manteaux de Parot que je n'ai pas pu finir. Ce n'est même pas que je n'ai pas voulu mais simplement que je n'ai pas pu. J'étais, au commencement, pleine de bonnes dispositions envers cet opus et, pour dire vrai, tout commençait plutôt bien lorsque parvenue à la page 113 (pourquoi celle-ci ?), je me suis mortellement ennuyée. J'ai trouvé ça longuet, ennuyeux, sans surprise et mal écrit. A tel point qu'il me paraît incroyable désormais que l'auteur n'ait été publié que parce que, diplomate, il avait dans ses manches un réseau fourni d'éditeurs soucieux d'obliger un si grand fonctionnaire.

      Dommage, il y a dans ce roman de très excellents ingrédients et des personnages hauts en couleur qui mériteraient davantage d'attention de la part de leur géniteur.

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