La vie rêvée d'une petite grenouille

Mon avis sur tout !

27 octobre 2008

Les Grandes Espérances - Charles Dickens

32388_1_   

   à lire

   ça tombe très bien que Lilly le conseille car je viens d'achever l'excellent Quinconce de Charles Palliser et franchement, son admiration pour Dickens me donne très envie de m'y plonger à mon tour.

   Jusqu'alors, je ne connais du grand auteur anglais que peu de choses, ne serait-ce Oliver Twist que j'ai très envie de lire aussi. Donc, dès que j'en ai l'occasion... je m'y mets !



Le Quinconce - Charles Palliser

images513640W50GL__SL500_AA240_9782859408961

5193SPA3WVL__SL500_AA240_    51NGD717P4L__SL500_AA240_                        

    Un roman qui vous porte à bout de souffle ! Je me réjouis d'avoir acheté les 5 tomes d'un seul coup quand je vois le peu de temps que je mets à le dévorer ! La lecture de ce roman (que j'avais acheté il y a déjà plusieurs mois et qui dormait à côté de ses confères dans la bibliothèque) se teinte déjà de mystère pour moi car les louanges pleuvaient, que ce soit en 4ème de couv ou sur les forums.

     Intriguée et vénérant les éditions Phébus d'un amour inconditionnel, je me suis décidée à acheter l'oeuvre. Mais les premières pages m'avaient laissée sceptique parce qu'on y trouvait d'emblée la noirceur de Dickens. Je n'avais pas fini le premier chapitre que j'arrêtai ma lecture ou plutôt la laissai en suspens...

     Un déménagement et un mariage plus tard, je suis plus au calme et je décide de consoler ce délaissé en lui accordant de nouveau toute mon attention. Bien m'en a pris ! Je me suis faite happer par le narrateur et son énigme. Je ne peux plus m'arrêter de lire ! enfin, si, comme lorsqu'il est temps pour moi de travailler, comme maintenant !   ;-)

      L'histoire se vit en réalité comme un puzzle en cinq actes (1 acte = 1 tome). Une sombre histoire entoure de mystères opaques une jeune femme qui vit seul avec John, son fils. Ils vivent de la générosité d'un protecteur que le lecteur ne sera jamais amené à rencontrer. Car c'est ça qui est fascinant : les servantes du roman en savent plus que nous ! On a beau lire attentivement, découvrir et approfondir les personnages, essayer de tirer notre épingle du jeu, rien à faire, le brouillard, en Angleterre, c'est le brouillard ! Il nimbe la campagne anglaise et les rues londonniennes d'un voile impénétrable et, au fil des pages, l'aiguillon du suspens se fait plus précis, plus cruel. Saura-t-on un jour ? Découvrirons-nous la vérité sur tout ce qui se trame autour de cette jeune mère et de son fils ? Ou bien, mon affreux pressentiment que l'auteur serait assez cruel pour nous laisser en plan en bout de course se réalisera-t-il ? Une chose est sûre : vous ne le saurez pas avant moi sauf si vous lisez plus vite !

17 octobre... J'entame le 4ème tome de ce passionnant roman. J'ai littéralement dévoré le tome 3 et l'énigme se resserre à tel point que je me demande comment le lecteur (et le narrateur) va sortir de cette toile d'araignée si subtilement tissée par l'auteur...

... et oui, c'est terminé ! Hélas, dis-je, car j'ai été tenue en haleine jusqu'à la dernière phrase. Je comprends maintenant pourquoi il aura fallu 12 ans à l'auteur pour achever son oeuvre ! Quelle complexité, quel suspence ! Les rebondissements n'en finissent jamais. J'ai tremblé tout au long de l'intrigue et j'ai beaucoup apprécié l'issue qui laisse au lecteur imaginer bien des perspectives !

21 octobre 2008

Le goût de la vie (Cinéma) - Scott Hicks

51rTOT6FepL__SL500_AA240_Je suis très cinéma. Dois-je même avouer que je suis aussi cinévore que papivore ? J'aime depuis toujours les salles obscures, l'ambiance à la fois populaire et intime que dégagent ces lieux dédiés au 7ème art. Pourtant, je suis encore plus difficile pour les films que pour les livres, sans doute parce que c'est avec beaucoup de difficulté qu'on peut y couper s'ils vous ennuient, à moins d'escalader vos voisins pour rejoindre l'allée de sortie, ce qui, je pense, ne sera pas tout à fait à leurs goûts.

Mais bon, là, il est d'abord question d'un DVD que ma jeune soeur (14 ans) m'a conseillé, le Goût de la vie, avec Catherine Zeta-Jones. J'ai vraiment beaucoup aimé. Le sujet est délicat car il ne s'agirait pas de tomber dans une romance sans saveur alors que l'héroïne va perdre sa soeur et se retrouver à élever sa nièce, désormais orpheline.

Elle, est chef d'un restaurant chic de NYC et consacre 100% de son existence à son art, conséquence de quoi, elle passe à côté de son existence ! Et voilà que sa vie bien réglée et morne va voler en éclats à la suite de deux événements qui s'enchaînent : l'accident de voiture qui coûte sa vie à sa soeur, mère célibataire, et l'intrusion dans sa cuisine, pour l'assister d'un chef aux idées plus fantaisistes que les siennes...

Très touchant, beaucoup de sensibilité pour un film à la photographie soignée. Les acteurs sont justes, la petite orpheline convaincante. Très beau moment.

Posté par Larana à 14:58 - ça m'a beaucoup plu - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

Une famille bien comme il faut - Marie-Claude Gay

9782709628594

En cours de lecture... Engluant. Non, en fait, je viens d'arrêter les dégâts, j'en peux plus ! Il ne me restait plus que quelques pages mais je n'ai vraiment pas le courage... La fin restera un mystère.

     La connaissance, c'est comme la confiture : moins on en a et plus on l'étale ! (dit-on). Il y a un peu de ça dans ce roman laborieux à lire et dans lequel l'auteur s'auto-congratule dès qu'elle parvient à placer un mot de vocabulaire qui sort de l'ordinaire.

     Intrigue(s) fade(s), difficile(s) à cerner. Est-ce le sempiternel mal-être d'une "bourgeoise névrosée" qui "a tout pour être heureuse" mais ne l'est pas ? Sont-ce les péripéties d'une simple nymphomane qui fait craquer le vernis des convenances ? Une chose est sûre : c'est une histoire trop pleine de personnages. Très peu sont connus de l'auteur elle-même et restent superficiels, sans intérêt. A vouloir suivre la trame de tant de personnages, on n'en suit aucun ; le lecteur est littéralement noyé ! Englué.

    Pour pimenter ce récit en mal de saveurs, l'auteur ne nous épargne aucune des galipettes de son "héroïne" avec ses amants de passage. La première fois, c'est érotique ; la deuxième fois, c'est sensuel ; la troisième fois, c'est débridé et nauseux. Pas de quoi construire un drame quand on pouvait légitimement s'attendre à une saga familiale. Tout était pourtant là : famille enracinée dans son vignoble, noble comme les sarments qui ont fait sa fortune et sa renommée, etc. Des hommes légèrement stéréotypés mais cependant attachants dont on se détache très facilement.

   Et puis, le jeu de 7/cette famille(s) avec le père, la mère, le grand-père, les deux grands-mères, le frère, les soeurs, l'oncle, le copain, les amants, le jardinier de la grand-mère, l'amant de la grand-mère, la voisine de la grand-mère... ça n'en finit plus, je vous dis !

    Bof, bof, donc, mais, pleine de courage, je vais essayer de le finir, restent seulement quelques pages, quelques minutes de flagellation...

Posté par Larana à 14:48 - ça m'a pas plu du tout - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
« Accueil  1